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Victime d’une infraction pénale : les réflexes à adopter et conseils d’un avocat

  • Photo du rédacteur: Nicolas Roquetty
    Nicolas Roquetty
  • 19 avr.
  • 6 min de lecture

Assistance avocat et conseils juridique pour victime d'infraction pénale


Comment savoir si je suis victime d’une infraction pénale ?


Si vous êtes confronté à une situation anormale dans laquelle vous faites l’objet de violences, qu'elle soit physique ou morale (insultes, rabaissement, etc.), il est primordial de ne pas banaliser ces faits.


Le droit français recense plus de 15 000 infractions, soit autant de comportements qui sont interdits. Il appartient à la justice de trouver la juste qualification juridique qui correspond à ce que vous endurez, et non du vôtre.


Dès lors, si vous ressentez une atteinte injuste à votre intégrité, à votre dignité ou à vos droits, il est très probable que vous soyez victime d’une infraction pénale. Pour en avoir la confirmation et être accompagné efficacement, consulter un avocat pénaliste constitue une démarche essentielle.



Comment se constituer des preuves quand on est victime ?


S’agissant de la matérialité des faits, vous pouvez vous constituer des preuves par tous moyen : enregistrements vidéo ou audio, messages, captures d’écran, témoignages, certificats médicaux, documents administratifs, etc. Privilégiez les éléments datés et non modifiés. Multipliez les sauvegardes sécurisées. Agissez rapidement afin d’éviter la disparition des preuves.


En droit pénal, la preuve est dite « libre ». Autrement dit, les éléments que vous produisez sont appréciés souverainement par le tribunal, au regard de leur crédibilité, de leur cohérence et de leur concordance.


Une limite doit toutefois être soulignée : la manière dont la preuve est obtenue. Le fait de commettre vous-même une infraction pour les obtenir peut vous exposer à un risque des poursuites pénales. Il est donc recommandé d’agir avec prudence et de solliciter l’avis d’un avocat pénaliste expérimenté afin de constituer votre dossier.



Victime de viol ou d’agression sexuelle


Consultez sans délai un médecin ou un service hospitalier afin d’obtenir un certificat médical descriptif initial des lésions. Dans la mesure du possible, évitez de vous laver avant l’examen médical et conservez les vêtements portés lors des faits dans un sac propre.


Sauvegardez l’ensemble des échanges liés aux faits (messages, appels, réseaux sociaux). Rédigez un récit précis, circonstancié et daté des événements tant que votre mémoire est encore fraîche. Identifiez rapidement les éventuels témoins ou personnes à qui vous vous êtes confié(e), et conservez leurs coordonnées.



Victime de violences conjugales ou intrafamiliales


Faites constater les blessures par un médecin, en veillant à obtenir un certificat médical détaillé. Photographiez les lésions de manière régulière pour suivre leur évolution, idéalement avec un repère de date.


Conservez tous les messages, courriels et éléments démontrant les violences ou leur répétition. Tenir un journal chronologique des faits (dates, lieux, circonstances, conséquences) permet de matérialiser la durée et l’intensité des violences. Les témoignages de proches, voisins ou collègues peuvent également s’avérer déterminants.



Victime de vol, cambriolage ou dégradation


Dressez une liste exhaustive des biens concernés, accompagnée si possible de factures, photos ou justificatifs d’achat. Photographiez immédiatement les lieux, les dégradations et toute trace d’effraction.


Évitez de manipuler les lieux avant le passage des forces de l’ordre lorsque cela est possible. Conservez ou demandez rapidement l’accès aux éventuelles images de vidéosurveillance, souvent supprimées automatiquement après un court délai. Tout élément permettant de contextualiser les faits ou d’identifier l’auteur doit être conservé.



Victime de harcèlement moral ou scolaire


Conservez systématiquement les messages, mails, publications et captures d’écran. Assurez-vous que ces captures comportent des éléments d’identification (date, auteur, contexte).


Notez les faits de manière chronologique et détaillée. Les signalements effectués auprès de l’établissement scolaire ou de l’employeur doivent être archivés. Les témoignages de tiers (élèves, collègues, enseignants) renforcent la crédibilité des faits. Enfin, faites constater l’impact du harcèlement par un professionnel de santé (psychologue, psychiatre).



Victime de harcèlement en ligne ou cyberharcèlement


Réalisez des captures d’écran complètes et exploitables de l’harcèlement subi, en veillant à faire apparaître le profil de l’auteur, le contenu des messages, les dates, heures et URL. Privilégiez des captures intégrales (et non recadrées) afin d’éviter toute contestation sur leur authenticité.


Archivez systématiquement les signalements effectués auprès des plateformes (accusés de réception, réponses, suppressions de contenu) et constituez un dossier chronologique des faits.

Faites constater les répercussions sur votre santé par un professionnel (médecin, psychologue, psychiatre).



Victime d’escroquerie ou de fraude


Conservez l’intégralité des échanges avec l’auteur : courriels, SMS, conversations sur les plateformes. Rassemblez les preuves de paiement (relevés bancaires, confirmations de virement, reçus).


Archivez les annonces, promesses commerciales ou profils utilisés. Notez précisément le déroulé des faits (dates, montants, interlocuteurs). Signalez immédiatement la situation à votre banque afin de tenter de bloquer ou retracer les flux financiers et conservez une preuve de ce signalement.



Victime d’agression physique ou de coups et blessures


Consultez un médecin en urgence afin d’obtenir un certificat médical détaillé, en demandant notamment la mention d’une incapacité totale de travail (ITT) si elle est médicalement justifiée.


Photographiez les blessures à différents stades d’évolution. Conservez les vêtements portés lors des faits sans les laver. Identifiez les témoins et recueillez leurs coordonnées. Si des objets ont été utilisés, évitez de les manipuler et signalez leur présence aux autorités.



Déposer plainte ou faire une main courante : quelles différences ?


Une main courante consiste à porter à la connaissance des forces de l’ordre des faits susceptibles de constituer une infraction pénale. Cette dénonciation est inscrite dans un registre numérique et peut, en cas de dépôt de plainte ultérieur, permettre d’établir l’antériorité des faits signalés. En principe, l’enregistrement d’une main courante n’entraîne pas, à lui seul, l’ouverture d’une enquête par les autorités.


Le dépôt de plainte, à l’inverse, constitue un acte juridique formel par lequel une personne informe les autorités d’une infraction pénale et demande l’ouverture d’une enquête. Cette démarche peut déclencher des investigations, menées par les services compétents sous l’autorité du procureur de la République. Si ce dernier décide de ne pas engager de poursuites, il doit en motiver la décision dans un avis de classement sans suite.



Pourquoi déposer plainte avec un avocat pénaliste ?


Il est possible de déposer plainte en vous rendant dans un commissariat ou dans une brigade de gendarmerie, afin qu’un agent recueille directement vos déclarations.


Toutefois, se faire accompagner par un avocat pénaliste offre un réel avantage. Celui-ci peut rédiger la plainte pour votre compte et l’adresser au procureur de la République par lettre recommandée avec accusé de réception.


Cette démarche permet d’apporter une qualification juridique précise aux faits dénoncés, ce qui facilite leur compréhension et leur traitement par le parquet. L’objectif est clair : optimiser les chances d’engagement de poursuites, grâce à une présentation rigoureuse et structurée du dossier par l’avocat.

Maître Nicolas Roquetty, avocat pénaliste expérimenté en droit des victimes, vous accompagne dans ces démarches afin de défendre vos intérêts.



Quelles sont les conséquences d’un dépôt de plainte ?


L’ouverture d’une enquête est le but poursuivi par un dépôt de plainte. Au cours de l’enquête, les services de police et de gendarmerie seront amenés à vous contacter afin de vous entendre dans le cadre d’une audition.


L’avocat pénaliste joue alors un rôle essentiel en vous préparant à cette étape, en vous expliquant son déroulement et ses enjeux.


Au terme de l’enquête, et en fonction de la nature des faits dénoncés ainsi que des éléments de preuve recueillis, le procureur de la République peut décider d’engager des poursuites. Plusieurs options sont alors envisageables :



Il est important de préciser que le retrait d’une plainte n’empêche pas la poursuite de la procédure. Le procureur de la République conserve en effet la possibilité d’engager des poursuites, même si la victime décide de revenir sur ses déclarations.


Quelles que soient les suites données à votre plainte, Maître Nicolas Roquetty vous accompagne à chaque étape de la procédure, en veillant à la défense de vos intérêts et à la reconnaissance de votre place en tant que victime. Avocat pénaliste à Paris, Maître Nicolas Roquetty intervient dans toute la France pour assister les victimes d’infractions pénales.



Quels sont les droits d’une victime ?


La victime dispose de droits essentiels tout au long de la procédure pénale. Elle peut notamment être assistée par un avocat à chaque étape, afin d’être conseillée, préparée et représentée efficacement.

Elle a également la possibilité de faire reconnaître officiellement son statut en se constituant partie civile. Cette démarche lui permet de participer pleinement à la procédure, notamment en étant représentée à l’audience par son avocat, qui porte sa voix et défend ses intérêts.


En outre, la victime peut solliciter l’indemnisation du préjudice subi. Cette réparation peut être demandée directement devant la juridiction pénale compétente, qu’il s’agisse du tribunal correctionnel, de la cour criminelle ou de la cour d’assises, mais aussi, sous certaines conditions, devant une juridiction autonome : la Commission d’indemnisation des victimes d’infractions (CIVI).


Quelque soit votre situation, le cabinet de Maître Nicolas Roquetty vous accompagne dans vos démarches en respectant pleinement les objectifs que vous poursuivez : reconnaissance de votre statut de victime, condamnation de l’auteur des faits et indemnisation de votre préjudice.



Avocat penaliste paris nicolas roquetty

À propos de l'auteur

Maître Nicolas Roquetty, avocat pénaliste à Paris

Nicolas Roquetty, avocat pénaliste expérimenté, vous assiste devant toutes les juridictions de France. Il met en œuvre une défense rigoureuse, fondée sur une solide expérience et une maîtrise approfondie du droit pénal. En savoir plus sur Maître Nicolas Roquetty.

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