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Convocation en garde à vue : comment se déroule une GAV ?

  • Photo du rédacteur: Nicolas Roquetty
    Nicolas Roquetty
  • 29 avr.
  • 10 min de lecture

Dernière mise à jour : 29 avr.


Si vous faites l’objet d’une convocation au commissariat ou dans une brigade de gendarmerie, ne prenez pas cette situation à la légère. En effet, si les forces de l’ordre peuvent mentionner sur la convocation qu’un placement en garde à vue est envisagé, elles peuvent également ne rien préciser, voire faire état d’une audition libre.


Dans ces conditions, toute convocation par les forces de l’ordre doit vous amener à envisager l’éventualité d’une garde à vue et à vous y préparer sérieusement. Maître Nicolas Roquetty, avocat pénaliste, vous accompagne dès ce stade de la procédure. Il vous reçoit dans son cabinet afin de vous expliquer le déroulement d’une garde à vue et élabore en amont une véritable stratégie de défense adaptée à votre situation.


Convocation garde a vue Paris assistance avocat


Le placement en garde à vue : comprendre la convocation


Votre placement en garde à vue vous est notifié par un officier de police judiciaire. Cette notification n’est pas une simple formalité : elle encadre strictement la mesure et doit comporter un certain nombre d’informations essentielles vous permettant de comprendre votre situation, vos droits et les faits qui vous sont reprochés.


Une bonne compréhension de ces éléments dès le début de la mesure est déterminante pour la suite de la procédure et pour l’exercice effectif de vos droits.


En cas d’urgence pénale, Maître Nicolas Roquetty vous assiste en garde à vue 24h/24 et 7j/7. Il intervient immédiatement en garde à vue à Paris ainsi que dans l’ensemble de l’Ile-de-France.



La date et l’heure du placement


La date et l’heure du placement en garde à vue correspondent, en principe, au moment de votre interpellation, c’est-à-dire à l’instant où vous êtes effectivement mis à la disposition des forces de l’ordre.


Dans l’hypothèse d’une présentation volontaire à la suite d’une convocation, le point de départ retenu est celui de votre arrivée dans les locaux de police ou de gendarmerie.


Ces éléments sont essentiels, car ils déterminent le début du calcul de la durée de la garde à vue ainsi que les éventuelles prolongations. Ils permettent donc de fixer précisément le cadre temporel de la mesure et le respect des délais légaux.



La durée de la garde à vue et les possibilités de renouvellement


La garde à vue est strictement encadrée dans le temps et se décompte par tranches de 24 heures. Sa durée initiale peut être prolongée par décision du magistrat compétent, en fonction des nécessités de l’enquête et de la gravité des faits reprochés.


La durée maximale est en principe de 48 heures, mais elle peut être portée jusqu’à 144 heures dans certaines procédures dérogatoires, notamment pour des infractions particulièrement graves ou relevant de la criminalité organisée.


Dès son arrivé en garde à vue, Maître Nicolas Roquetty vous indiquera la durée maximale applicable à votre situation ainsi que les éventuelles perspectives de prolongation.



L’objectif poursuivi par la mesure de garde à vue


La garde à vue ne peut être mobilisée que si elle constitue l’unique moyen d’atteindre un ou plusieurs des objectifs énumérés par l’article 62-2 du code de procédure pénale :


  • Permettre l'exécution des investigations impliquant la présence ou la participation de la personne (audition, confrontation, parade d’identification, etc.) ;

  • Garantir la présentation de la personne devant le procureur de la République afin que ce magistrat puisse apprécier la suite à donner à l'enquête (hypothèse d’un défèrement) ;

  • Empêcher que la personne ne modifie les preuves ou indices matériels ;

  • Empêcher que la personne ne fasse pression sur les témoins ou les victimes ainsi que sur leur famille ou leurs proches ;

  • Empêcher que la personne ne se concerte avec d'autres personnes susceptibles d'être ses coauteurs ou complices ;

  • Garantir la mise en œuvre des mesures destinées à faire cesser le crime ou le délit.


Maître Nicolas Roquetty pourra formuler des observations afin de démontrer, le cas échéant, que ces critères ne sont plus remplis et solliciter ainsi la levée de la garde à vue.



Les lieux et dates des faits reprochés


Vous devez être particulièrement attentif aux lieux et aux dates des faits qui vous sont reprochés. Ces éléments permettent en effet de délimiter le cadre précis des investigations et, par conséquent, celui de vos futures auditions.


Ils constituent également une information essentielle pour comprendre les faits visés et situer les événements dans leur contexte. Une analyse rigoureuse de ces indications avec l’assistance d’un avocat peut s’avérer déterminante pour l’exercice de vos droits et la préparation de votre défense.



La qualification pénale des faits reprochés


La qualification pénale correspond aux infractions qui vous sont reprochées, ainsi qu’à leurs éventuelles circonstances aggravantes. Elle permet de donner une première lecture juridique des faits visés.


Cette qualification n’est toutefois pas définitive : elle peut évoluer au cours de la procédure, être abandonnée, remplacée ou complétée par d’autres infractions au regard des éléments recueillis par les enquêteurs. Elle constitue néanmoins un repère important, dans la mesure où elle vous permet de comprendre la nature des faits en cause et le cadre juridique dans lequel vous êtes entendu.


Si, au cours de la garde à vue, une nouvelle qualification pénale vous est notifiée, une nouvelle information de vos droits doit être réalisée. Vous pourrez également bénéficier d’un nouvel entretien confidentiel avec votre avocat sans attendre.


À partir de la qualification retenue, Maître Nicolas Roquetty vous informe sur la peine encourue et sur les suites procédurales possibles (comparution immédiate, comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité (CRPC), ouverture d’une instruction préparatoire, etc.) , afin de vous permettre d’appréhender au mieux les enjeux de la procédure.



Les droits de la personne en garde à vue


Les droits de la personne placée en garde à vue doivent lui être notifiés immédiatement, comme le prévoit l’article 63-1 du code de procédure pénale. Cette notification peut également s’accompagner de la remise d’un document écrit récapitulant l’ensemble de ces droits.


Dès le début de la mesure, vous bénéficiez de garanties essentielles destinées à assurer le respect de vos droits et l’équilibre de la procédure.



Prévenir un proche en garde à vue


Vous pouvez demander à ce qu’une personne de votre choix (membre de votre famille, proche, etc.) ainsi que votre employeur soient informés de votre placement en garde à vue.


Vous pouvez également solliciter la possibilité de communiquer directement avec l’une de ces personnes (par téléphone, physiquement, etc.). Il convient toutefois de préciser que cette communication n’est pas confidentielle et peut être réalisée en présence d’un membre des forces de l’ordre.


Ce droit intervient en principe dès le début de la mesure de garde à vue. Il permet entre autres d’organiser avec vos proches les premières démarches utiles, notamment la prise de contact avec un avocat. Un proche placé en garde à vue ? Découvrez les conseils d’un avocat pénaliste.



Être examiné par un médecin


Vous avez le droit d’être examiné par un médecin, qui vérifiera si votre état de santé est compatible avec la mesure de garde à vue et pourra, le cas échéant, prescrire des médicaments.


Il est essentiel de signaler au médecin tout traitement en cours, pathologie particulière ou tout antécédent médical important. N’hésitez pas non plus à mentionner l’existence de lésions récentes, de douleurs ou de tout élément susceptible d’affecter votre état de santé.


En pratique, si vous suivez un traitement, vos proches peuvent déposer vos médicaments au commissariat ou à la gendarmerie. Toutefois, ils ne vous seront pas remis directement. Ils seront d’abord contrôlés par les forces de l’ordre puis transmis au médecin.


Cet examen médical peut être demandé à tout moment de la mesure, y compris en cas de prolongation, afin de s’assurer que votre état reste compatible avec votre maintien en garde à vue.



Demander l'assistance d'un avocat en garde à vue


Vous avez le droit d’être assisté en garde à vue par un avocat de votre choix. À ce titre, vous pouvez vous entretenir avec lui pendant 30 minutes par tranche de 24 heures et bénéficier de son assistance lors de chacune de vos auditions, confrontations et parade d’identification.


La présence de l’avocat constitue une garantie essentielle dès le début de la mesure. Il veille au respect de vos droits, intervient en cas de difficulté et vous conseille sur l’attitude à adopter au cours des auditions. Il est donc vivement recommandé de solliciter l’assistance d’un avocat sans délai. Maître Nicolas Roquetty, habitué à ces moments difficiles, vous accompagne afin de préserver vos intérêts tout au long de la garde à vue.



Le droit d’accès à certains documents


Vous avez le droit de consulter plusieurs documents essentiels de la procédure, notamment le procès-verbal de notification des droits, le certificat médical ainsi que les procès-verbaux de vos auditions et confrontations.


Cet accès vous permet de prendre connaissance des éléments déjà recueillis et de mieux comprendre le cadre dans lequel s’inscrit la mesure de garde à vue.


Dès son arrivée dans les locaux de police ou de gendarmerie, Maître Nicolas Roquetty sollicite la communication de l’ensemble de ces pièces afin d’assurer un contrôle effectif de la procédure et de préparer efficacement votre défense face aux forces de l’ordre.



Être assisté par un interprète


Si vous ne parlez pas couramment le français, il est important de le signaler immédiatement. Vous avez le droit d’être assisté par un interprète. Dans ce cas, la notification de vos droits vous est également remise sous la forme d’un formulaire écrit rédigé dans une langue que vous comprenez.


L’intervention de l’interprète garantit la bonne compréhension de la procédure, des questions posées et des droits qui vous sont reconnus tout au long de la garde à vue. Il est préférable de faire constater cette difficulté plutôt que de tenter de répondre sans comprendre pleinement les questions qui vous sont posées, au risque d’être mal compris dans vos réponses.



Présenter des observations en cas de prolongation de garde à vue


Vous avez le droit de formuler des observations auprès du magistrat compétent en cas d’une éventuelle prolongation de la garde à vue. La prolongation de la mesure doit être strictement motivée et répondre aux critères légaux ayant justifié son placement initial.


Ces observations vous permettent de faire valoir votre position et peuvent contribuer à convaincre l’autorité judiciaire de mettre fin à la garde à vue lorsqu’elle n’apparaît plus justifiée. Dans ce cadre, l’assistance d’un avocat est essentielle afin d’analyser la situation, d’orienter utilement vos observations et de défendre efficacement vos intérêts devant le magistrat.



Le droit de garder le silence ou de s'exprimer


Au cours des auditions et confrontations, vous disposez du droit de garder le silence, de répondre aux questions posées ou de faire des déclarations spontanées.


Ce droit fondamental vous permet de choisir, à chaque étape de la procédure, la manière dont vous souhaitez vous exprimer. Garder le silence peut notamment éviter des propos maladroits ou incomplets, tandis que répondre ou s’expliquer peut parfois permettre d’apporter des précisions utiles à votre défense.


Ce choix n’est pas définitif : il peut être adapté au fil de la garde à vue en fonction des questions posées et des éléments du dossier portés à votre connaissance.


Maître Nicolas Roquetty, avocat pénaliste expérimenté en garde à vue, vous accompagne dans l’exercice de ce droit essentiel et vous conseille en amont sur la stratégie la plus adaptée à votre situation, afin de préserver au mieux vos intérêts tout au long de la mesure.



En pratique, comment se passe une garde à vue ?


Si la loi n’encadre pas de manière détaillée l’ensemble des modalités pratiques de la garde à vue, celle-ci reste une mesure privative de liberté qui doit impérativement être réalisée dans le respect de la dignité humaine. Maître Nicolas Roquetty vous éclaire sur ce sujet.



La sécurité durant une garde à vue


Pour des raisons de sécurité, vos effets personnels vous sont retirés dès votre prise en charge. Vous ne pouvez conserver aucun objet sur vous. Sont notamment concernés la ceinture, les lacets, les cordons de serrage (pull, survêtement), et selon les situations, les chaussures, les lunettes ou encore soutien-gorge.


Dans ce cadre, vous pouvez faire l’objet d’une palpation de sécurité réalisée par une personne de même sexe que vous. Une fouille intégrale (à nu) peut également être envisagée si elle apparaît nécessaire. Elle est alors effectuée par une personne de même sexe, dans un lieu clos garantissant la confidentialité. Les investigations corporelles internes, quant à elles, ne peuvent être réalisées que par un médecin.


Enfin, pour des raisons de surveillance et de sécurité, l’éclairage des locaux peut être maintenu en permanence, y compris durant les périodes de repos.



L'alimentation en garde à vue


Durant la garde à vue, vous bénéficiez de trois repas par jour : un petit-déjeuner (généralement composé de biscuits et d’une brique de jus de fruits), ainsi que d’un déjeuner et d’un dîner, souvent constitués de plats chauds préparés à l’avance.


Une attention doit être portée à vos éventuels régimes alimentaires, notamment pour des raisons religieuses ou médicales : un repas adapté doit alors vous être proposé dans la mesure du possible.


Concernant l’hydratation, de l’eau doit vous être accessible. Selon les locaux, un robinet peut être présent en cellule, auquel cas un gobelet peut vous être remis, mais ce n’est pas systématique. À défaut, il doit vous être permis de boire soit en étant accompagné jusqu’à un point d’eau en dehors de la cellule, soit par la remise de bouteilles d’eau.



L’hygiène en garde à vue


Les conditions d’hygiène en garde à vue varient selon les commissariats ou brigades de gendarmerie, mais restent encadrées par des exigences minimales de dignité.


Les sanitaires sont généralement situés en dehors de la cellule et leur accès nécessite d’être escorté par les forces de l’ordre. Dans certains cas, des toilettes turques peuvent être installées directement en cellule.


Les douches sont extrêmement rares en garde à vue. Cependant, un kit d’hygiène peut être remis sur demande, comprenant notamment des lingettes ou des serviettes rafraîchissantes ainsi qu’un dentifrice à mâcher. Des kits spécifiques peuvent également être fournis en cas de besoin particulier, notamment pour les périodes de menstruations.


Durant toute la durée de la mesure, vous conservez généralement la même tenue, sans possibilité de changement de vêtements.



Le confort en garde à vue


La garde à vue peut se dérouler dans une cellule individuelle ou collective. La dimension de ces cellules varie de 5 à 10 mètres carrés. Un accès à la lumière naturelle est assuré par une ouverture en hauteur.


Pour s’asseoir ou dormir, vous disposez d’une banquette en pierre ou métal dit bat-flanc, sur laquelle un fin matelas est apposé. Une couverture vous est également remise. Celle-ci peut avoir été utilisée précédemment par d’autres personnes et n’est pas systématiquement lavée entre chaque utilisation, de même que le matelas, qui fait rarement l’objet d’une désinfection systématique.


Si le nettoyage de la cellule est censé être réalisé quotidiennement, il est fréquent que ce ne soit pas le cas. Des odeurs fortes embaument la plupart des locaux de garde à vue.


Vous ne disposez généralement pas d’horloge en cellule. Pour connaître l’heure, il est nécessaire de la demander aux agents en charge de la surveillance.



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À propos de l'auteur

Maître Nicolas Roquetty, avocat pénaliste à Paris

Nicolas Roquetty, avocat pénaliste expérimenté, vous assiste devant toutes les juridictions de France. Il met en œuvre une défense rigoureuse, fondée sur une solide expérience et une maîtrise approfondie du droit pénal. En savoir plus sur Maître Nicolas Roquetty.

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